Il est tout d’abord nécessaire de bien entendre, et de bien faire la différence entre des sons qui peuvent parfois se ressembler. On ne peut bien reproduire que les sons que l’on entend bien (voir les travaux d’Alfred Tomatis).

De nombreux mots dans le vocabulaire courant contiennent des sons proches qui peuvent totalement modifier leur sens. Par exemple en anglais, tree et three sont proches phonétiquement et si on les confond dans une phrase, elle ne veut plus rien dire, ou alors pas ce que l’on souhaite ! Pas évident de se faire comprendre dans ce cas…

C’est une difficulté pour les enfants lorsqu’ils apprennent leur propre langue maternelle. Nous avons tous le souvenir d’une phrase maladroite prononcée enfant, ou d’une confusion entre deux objets parce que leurs noms se ressemblent. L’avantage de l’enfant, c’est que son oreille est capable de percevoir un large panel de sonorités, et peut donc rapidement distinguer un son d’un autre s’il l’entend régulièrement. Malheureusement, il perd progressivement cette faculté et l’oreille de l’enfant commence à se fermer dès 7-8 ans aux sonorités qui sont absentes de la langue qui est parlée dans son entourage.

Être familier d’une langue étrangère demande donc une immersion régulière dès l’enfance, tant en écoute qu’en expression.